Le squat est l’un des meilleurs exercices pour muscler les fessiers, à condition de le réaliser correctement et de choisir la bonne variante. Vous verrez ici comment adapter votre squat à votre morphologie, quels types de squats privilégier pour cibler les fessiers, et comment progresser en toute sécurité. L’objectif : des résultats visibles, un gain de force et moins de douleurs aux genoux ou au bas du dos.
Comprendre le rôle du squat pour muscler les fessiers
Avant de multiplier les variantes, il est essentiel de comprendre comment le squat recrute réellement les muscles fessiers. En comprenant l’anatomie, les angles et les leviers mécaniques, vous saurez pourquoi certaines positions « chauffent » plus les cuisses que les fessiers. Cela vous aidera à ajuster quelques paramètres clés pour transformer votre squat en véritable exercice fessier.
Comment le squat sollicite vraiment les fessiers et les cuisses
Le squat fait intervenir quadriceps, fessiers et ischio-jambiers, mais leur part de travail change selon votre position. Plus vous reculez les hanches et maintenez les tibias relativement verticaux, plus les fessiers sont mis à contribution. À l’inverse, un squat très « genoux vers l’avant » accentue le travail des quadriceps. Cette différence s’explique par les angles articulaires créés durant le mouvement.
Quand vos genoux partent franchement devant vos pieds, la flexion de genou domine le mouvement et mobilise surtout l’avant de la cuisse. En revanche, quand vous initiez la descente par un recul des hanches vers l’arrière, vous créez une flexion de hanche importante. C’est précisément ce mouvement de hanche qui active intensément le grand fessier lors de la remontée.
Anatomie des fessiers : pourquoi l’angle de hanche change tout
Le grand fessier est le muscle le plus puissant du bas du corps. Il est surtout actif quand la hanche fléchit puis s’étend puissamment, comme en remontant d’un squat profond. Plus la flexion de hanche est importante, plus il peut générer de force. C’est pour cela qu’une amplitude suffisante et un buste légèrement penché vers l’avant favorisent le recrutement des fessiers.
Le moyen fessier et le petit fessier, situés sur les côtés du bassin, interviennent quant à eux pour stabiliser la hanche et empêcher le genou de tomber vers l’intérieur. Une exécution contrôlée avec genoux alignés sur les pointes de pieds renforce ces muscles stabilisateurs, essentiels pour éviter les blessures et optimiser la performance.
Squat fessier ou squat cuisse : quels paramètres font la différence
La largeur de pieds, l’orientation des pointes, la profondeur et la trajectoire des genoux orientent le travail vers les cuisses ou les fessiers. Un écartement un peu plus large que les hanches et un focus sur la poussée des talons augmentent la contribution fessière. Le placement de la barre, haut ou bas du dos, influence aussi l’angle du buste et donc la sollicitation des fessiers.
| Paramètre | Version cuisses | Version fessiers |
|---|---|---|
| Largeur de pieds | Écartement des hanches | Légèrement plus large |
| Orientation des pieds | Droits ou léger angle | Pointes ouvertes 15-30° |
| Profondeur | Parallèle | Sous la parallèle |
| Inclinaison du buste | Plus vertical | Léger penché avant |
Adapter votre squat fessier à votre morphologie et à vos objectifs

Pour un squat fessier efficace, il n’y a pas une seule technique universelle, mais des ajustements à adapter à votre corps. Selon la longueur de vos fémurs, votre mobilité de cheville ou de hanche, certaines variantes seront plus confortables et plus efficaces. Vous verrez comment trouver votre stance idéale, ajuster votre amplitude et choisir le bon matériel.
Comment trouver la bonne largeur de pieds pour cibler les fessiers
Testez différentes largeurs, de la position « hanches » à la position sumo, en observant où vous sentez le plus vos fessiers. Une largeur légèrement supérieure à celle des épaules, avec pointes de pieds ouvertes, aide souvent à reculer davantage les hanches. L’essentiel est de garder les genoux alignés avec les pointes, sans effondrement vers l’intérieur.
Pendant l’exercice, filmez-vous de face pour vérifier cet alignement. Si vos genoux rentrent vers l’intérieur, soit vous manquez de force dans les moyens fessiers, soit votre écartement n’est pas adapté. Réduisez légèrement la largeur ou travaillez d’abord avec des exercices d’activation comme les bandes élastiques autour des genoux.
Profondeur de squat fessier : faut-il descendre le plus bas possible
Descendre sous la parallèle augmente en général la flexion de hanche et donc l’activation des fessiers. Cependant, aller « ass to grass » à tout prix peut provoquer des compensations si votre mobilité est limitée. Cherchez d’abord une profondeur qui reste contrôlable, sans douleur ni perte de gainage, puis gagnez quelques centimètres au fil du temps.
Une descente progressive permet aussi de renforcer les structures articulaires. Si vous bloquez avant la parallèle, travaillez votre mobilité de cheville avec des étirements du mollet et votre mobilité de hanche avec des exercices de rotation et d’ouverture. Placer un petit support sous les talons peut temporairement faciliter la descente profonde.
Comment ajuster le squat fessier en cas de douleurs genoux ou dos
Si vos genoux sont sensibles, reculer davantage les hanches et limiter l’avancée des genoux peut soulager les contraintes. En cas de bas du dos fragile, travailler avec une charge plus légère, un tempo contrôlé et éventuellement à la barre guidée peut sécuriser le mouvement. Dans tous les cas, arrêter net en cas de douleur aiguë reste une règle non négociable.
Pour les personnes ayant des antécédents de lombalgie, privilégiez les variantes au poids du corps ou avec kettlebell en goblet squat. Ces versions maintiennent le centre de gravité plus favorable et réduisent les contraintes de compression sur la colonne. Un bon échauffement avec foam roller et activation des abdominaux profonds prépare également le corps à supporter la charge.
Les meilleures variantes de squat fessier pour un maximum de résultats

Toutes les variantes de squat ne se valent pas pour les fessiers, et certaines conviendront mieux à votre niveau ou à votre matériel. En mixant squat sumo, goblet squat, Bulgarian split squat et autres, vous pouvez cibler les fessiers sous différents angles. Vous verrez aussi quelles variantes privilégier à domicile, à la salle ou en complément d’autres exercices fessiers.
Squat sumo et variantes larges : quand privilégier cette option fessier
Le squat sumo, avec pieds très écartés et pointes ouvertes, met davantage l’accent sur adducteurs et fessiers. Il convient bien aux personnes qui manquent de mobilité de cheville, car il nécessite moins d’inclinaison de tibia. Veillez toutefois à garder le dos gainé et à ne pas « plier » la colonne en voulant absolument descendre trop bas.
Cette variante s’exécute idéalement avec une kettlebell tenue entre les jambes ou une barre placée sur les trapèzes. La position large permet une bonne amplitude sans compensation excessive du bas du dos. Les pratiquants de force athlétique l’utilisent régulièrement pour développer la puissance du bassin et des fessiers tout en préservant les genoux.
Squat fessier au poids du corps à la maison : que faire sans matériel
Sans barre ni haltères, vous pouvez miser sur le tempo lent, les pauses en bas de squat et les séries longues. Les squats sautés, les squats sur une jambe assistés comme le pistol assisté ou le box squat unilatéral, et les fentes avant complètent efficacement le travail. L’important est de garder une technique propre et une sensation de brûlure contrôlée dans les fessiers, pas dans les genoux.
Variez également les tempos : descendez en 3 secondes, marquez 2 secondes en bas, puis remontez explosif. Cette méthode augmente le temps sous tension et crée un stress métabolique favorable à l’hypertrophie. Les squats isométriques, maintenus 30 à 45 secondes en position basse, renforcent également l’endurance musculaire des fessiers.
Bulgarian split squat et variantes unilatérales pour cibler intensément les fessiers
Le Bulgarian split squat, pied arrière surélevé, crée une forte flexion de hanche sur la jambe avant. Avec une bonne inclinaison du buste et une poussée active du talon, les fessiers sont extrêmement sollicités. Cette variante est idéale avec des charges modérées pour préserver la colonne tout en maximisant le travail musculaire.
Pour optimiser la sensation fessier, avancez légèrement le pied avant et penchez le buste d’environ 45 degrés. Poussez fort dans le talon lors de la remontée en contractant volontairement le fessier. Cette variante corrige aussi les déséquilibres gauche-droite et améliore l’équilibre et la stabilité du bassin.
Construire un programme squat fessier progressif et sécurisé
Une bonne technique ne suffit pas : pour des fessiers qui se développent vraiment, il faut une progression organisée. En jouant sur la fréquence, le volume, la charge et le tempo, vous pouvez créer un plan simple mais efficace. Vous verrez également comment combiner squat fessier, hip thrust et autres exercices, sans tomber dans le surentraînement.
Combien de séries et répétitions pour un squat fessier efficace
Pour la plupart des pratiquants, 3 à 5 séries de 6 à 12 répétitions par variante constituent une bonne base. Les charges plus lourdes, entre 6 et 8 répétitions, développent surtout la force, tandis que les séries moyennes à longues de 8 à 15 répétitions favorisent l’hypertrophie. Ajustez le volume en fonction de votre récupération, en gardant 1 à 3 répétitions en réserve avant l’échec.
Un exemple de progression simple sur 4 semaines : commencez par 3 séries de 10 répétitions avec une charge modérée, puis augmentez progressivement soit le nombre de séries, soit le poids, soit les répétitions. Cette approche linéaire fonctionne particulièrement bien pour les débutants et intermédiaires, avec des gains réguliers de volume musculaire.
Faut-il combiner squat fessier et hip thrust dans la même séance
Associer squat fessier et hip thrust est intéressant, car ils sollicitent les fessiers dans des angles un peu différents. Le squat met davantage en jeu les quadriceps et la chaîne postérieure globale, tandis que le hip thrust isole plus directement le grand fessier. Placez le squat en premier pour la force globale, puis le hip thrust pour finir de cibler et congestionner les fessiers.
Cette combinaison permet un développement complet : le squat renforce la fonction des fessiers en extension de hanche avec une composante de stabilisation importante, tandis que le hip thrust maximise la contraction concentrique. Vous pouvez également ajouter des exercices d’isolation comme les abductions à la machine pour solliciter les moyens fessiers.
Comment savoir si votre squat cible bien les fessiers au fil des semaines
Observez vos courbatures, vos sensations en fin de série et votre progression de charge. Si vous ne ressentez jamais vos fessiers, revoyez votre technique, votre amplitude et éventuellement la variante utilisée. Sur plusieurs semaines, une augmentation graduelle des poids ou du nombre de répétitions reste le signe le plus fiable que vos fessiers s’adaptent.
Prenez également des mesures régulières du tour de fessier et des photos sous le même angle tous les mois. Les changements visuels apparaissent généralement après 6 à 8 semaines d’entraînement régulier. Si après ce délai vous ne constatez aucune évolution, il est temps de revoir votre technique, votre alimentation ou votre volume d’entraînement.
Le squat fessier est un exercice redoutablement efficace quand il est bien exécuté et programmé. En ajustant votre stance, votre profondeur et en choisissant les variantes adaptées à votre morphologie, vous transformez cet exercice en véritable allié pour développer des fessiers forts et galbés. N’oubliez pas que la progression passe par la constance et l’écoute de votre corps : augmentez progressivement les charges, récupérez correctement et n’hésitez pas à consulter un professionnel si des douleurs apparaissent.
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